16 sept. 2025 par Richard Soubielle
Jour 4 : Famtrip en Inde du Sud "Sur la route des épices et des Dieux"
Namasté les amis !Aujourd’hui nous faisons route au nord- est, vers Pondicherry, l’ancien comptoir français de la Compagnie des Indes. Arrêt au sortir de la ville au marché des fleurs coupées ou en boutons. Symphonie de couleurs à laquelle s’ajoutent celles des saris des femmes. La peau noire des dravidiens contraste magnifiquement avec toutes ces couleurs, ces guirlandes, ces monceaux de pétales et ces arrangements multicolores destinés aux offrandes, aux mariages et à tous les événements de la vie qui ici en Inde, dialoguent avec les Dieux par l’intermédiaire d’un langage sacré.
Depuis la route on aperçoit des ibis dans les rizières asséchées et à l’horizon les plumets des palmiers se découpent sur un ciel d’un blanc aveuglant. Le soleil monte et à cette heure matinale il fait déjà très chaud. La prévision pour aujourd’hui est de 40 degrés.
La route défile, les heures chacun vaquant à ses occupations. Gwen nous propose un jeu sympa et nous recherchons de la musique sur le web pour créer une bonne ambiance en attendant l’heure du déjeuner. Arrêt à Tanjore. L’aubergiste, sachant que nous sommes français nous fait la surprise de nous servir des frites, très bonnes d’ailleurs. Plus que 3 heures avant d’arriver à destination.
Le paysage a encore changé pour faire place à une immense plaine agricole ou alternent vastes espaces labourés pour de prochaines cultures de céréales et prairies consacrées à l’élevage ( bovins, ovins et caprins) La route enjambe de nombreuses rivières. On se rapproche de l’océan, du fameux golfe du Bengale.
On arrive en fin d’après-midi dans le vieux quartier historique témoin de la période coloniale française et de son architecture caractéristique comme à Madagascar, en Indochine. Les plaques des rues portent encore des noms français: Saint Ange, Suffren, de la caserne, les cyclo- pousses, les noms des magasins… Nous sommes impatients de découvrir la vieille ville et nous dégourdir les jambes. Nous partons au temple de Ganesh pour assister aux rituels du soir. Il y a beaucoup de fidèles et un vacarme assourdissant nous enveloppe immédiatement. Des musiciens jouent à tue-tête en attendant de jeunes danseuses. Une foule se presse pour rendre hommage au et les prêtres récupèrent les offrandes aux divinités. C’est un beau moment de ferveur et de communion avec les Tamouls.
« Allons voir la mer ! » et comme un seul homme nous voici partis, nous faufilant dans l’obscurité en prenant bien soin d’éviter motos et voitures.
C’est presque pleine lune ! Elle se reflète sur les vagues qui viennent lécher le rivage. Après cette journée très chaude les familles, les jeunes se promènent et prennent le frais.
La silhouette du vieux phare rénové domine la promenade. L’heure du dîner s’approche nous retournons à notre hôtel, le Grand Hôtel de l’Europe, le bien nommé.
C’est l’anniversaire de la naissance du prophète et pour la communauté musulmane une fête importante. Par conséquent la démocratie indienne a décidé de respecter ce jour là qui est déclaré « Dry Day » Tous à l’eau minérale ou au sodas. Celà ne nous empêche pas de fonctionner nue la soirée sympathiquement dans le jardin d’un établissement proche de l’hôtel qui avait fermé son bar pour l’occasion. La pleine lune brille sur Pondicherry et nous ferons à coup sûr de beaux rêves après cette dernière journée de découvertes.